Vider le cache DNS : la commande sur Windows, macOS et Linux

21 octobre 2026 10 min Réseaux

Un site a changé d’adresse IP, un nom de domaine vient d’être modifié, ou une erreur persiste alors que tout semble corrigé : dans ces cas, vider le cache DNS peut résoudre le problème. La difficulté, c’est qu’il n’existe pas un seul cache, mais au moins trois : celui du système, le cache dns navigateur et celui du résolveur de la box ou du fournisseur d’accès. Si vous videz le mauvais, rien ne change.

Voici les commandes utiles selon le système, avec le message de réussite attendu. Le reste de ce guide explique quand elles marchent, quand elles ne servent à rien, et comment resoudre un probleme dns sans perdre de temps.

Les commandes pour vider le cache DNS tout de suite

Sur Windows, ouvrez l’invite de commandes en administrateur puis exécutez :

ipconfig /flushdns

Message affiché en cas de succès : Configuration IP de Windows
Cache de résolution DNS vidé.

Sur macOS, ouvrez le Terminal puis exécutez :

sudo dscacheutil -flushcache; sudo killall -HUP mDNSResponder

Message affiché en cas de succès : cette commande ne renvoie généralement aucun message si elle réussit. Le mot de passe administrateur peut être demandé.

Sur Linux, la commande dépend du service DNS actif. Avec systemd-resolved, le cas le plus fréquent sur Ubuntu récents :

sudo resolvectl flush-caches

Message affiché en cas de succès : cette commande ne renvoie généralement aucun message si elle réussit.

Si cela ne change rien, le problème vient souvent d’un autre cache. Dans les Réseaux, la résolution de noms dépend de plusieurs couches qui ne se vident pas de la même manière.

Les trois caches DNS à distinguer avant de conclure que ça ne marche pas

La plupart des échecs viennent d’une confusion simple : vous avez vidé le cache du système, alors que la réponse incorrecte est conservée par le navigateur ou par le résolveur de la box, du routeur ou du fournisseur d’accès.

Cache Où il se trouve Comment le vider Combien de temps il retient une réponse
Système d’exploitation Windows, macOS, Linux ipconfig /flushdns, ou commande équivalente selon l’OS Selon le TTL reçu, dans la limite du comportement du service local
Navigateur Chrome, Edge, Firefox et autres Vider le cache interne du navigateur ou redémarrer complètement Variable selon le navigateur et le TTL
Résolveur réseau Box, routeur, DNS du FAI ou DNS public Parfois redémarrage de la box, parfois aucune action locale possible Jusqu’à expiration du TTL de l’enregistrement

Le flush dns du système ne touche pas le cache du navigateur. Il ne modifie pas non plus les réponses déjà retenues en amont par un résolveur tiers. C’est la raison pour laquelle un test peut réussir dans un terminal mais échouer encore dans un onglet ouvert depuis longtemps.

Pour vérifier la réponse DNS réellement vue par votre machine, la commande nslookup reste pratique sur Windows, Mac et Linux.

Vider le cache DNS sur Windows avec ipconfig flushdns

Sur Windows 10 et Windows 11, la commande de référence est ipconfig /flushdns. C’est elle qui correspond au mot-clé souvent recherché ipconfig flushdns.

  • Ouvrez le menu Démarrer.
  • Recherchez cmd ou Invite de commandes.
  • Lancez l’outil en administrateur.
  • Entrez ipconfig /flushdns.

Le système affiche :

Configuration IP de Windows
Cache de résolution DNS vidé.

Vous pouvez ensuite contrôler l’état du cache avec :

ipconfig /displaydns

Cette commande affiche les entrées actuellement connues par le client DNS de Windows, avec des informations comme le nom, le type d’enregistrement et le temps restant avant expiration.

Si une page charge encore l’ancienne adresse, fermez totalement le navigateur, puis relancez-le. En entreprise, un proxy local ou un résolveur interne peut aussi continuer à répondre avec d’anciennes données.

Vider le cache DNS sur macOS et Linux selon le service utilisé

Sur macOS, Apple utilise plusieurs composants selon les versions. La commande la plus couramment utilisée sur les versions récentes est :

sudo dscacheutil -flushcache; sudo killall -HUP mDNSResponder

Quand elle réussit, le Terminal n’affiche en général aucun message. Ce silence est normal.

Sur Linux, il n’existe pas une seule commande universelle, car tout dépend du service actif :

  • Avec systemd-resolved : sudo resolvectl flush-caches
  • Avec l’ancien utilitaire systemd : sudo systemd-resolve --flush-caches
  • Avec nscd : sudo systemctl restart nscd
  • Avec dnsmasq : sudo systemctl restart dnsmasq

Pour sudo resolvectl flush-caches, le succès s’accompagne généralement de aucun message. Pour un redémarrage de service via systemctl, la commande ne renvoie souvent rien non plus si tout se passe bien.

Si vous administrez un poste Linux, identifiez d’abord le résolveur en place. Sans cela, vous pouvez exécuter une commande correcte en apparence, mais sans effet réel sur le cache actif. Cette logique rejoint le fonctionnement du TCP/IP, où plusieurs couches traitent successivement la requête avant d’obtenir l’adresse finale.

Vider aussi le cache DNS du navigateur quand le site reste inaccessible

Le cache dns navigateur pose souvent problème après une migration de site ou une modification d’enregistrements. Un navigateur peut conserver ses propres réponses, indépendamment du cache du système.

Dans Chrome et les navigateurs dérivés comme Edge, le cache DNS interne a longtemps été visible via une page dédiée. Les interfaces changent selon les versions, mais deux méthodes restent simples :

  • Fermer toutes les fenêtres du navigateur puis le relancer.
  • Vider les données de navigation si le problème persiste, en sachant que cela touche aussi d’autres éléments comme les fichiers temporaires.

Dans Firefox, un redémarrage complet suffit souvent. Si un onglet reste ouvert pendant toute la propagation d’un changement DNS, il peut continuer à utiliser une résolution précédente.

Cette distinction compte aussi lorsqu’on réalise des vérifications DNS d’un nom de domaine après un changement de zone ou de serveur.

Quand vider le cache DNS ne sert à rien

Vider un cache local n’accélère pas la propagation à la source. Si l’enregistrement DNS n’a pas encore expiré sur le résolveur qui vous répond, ou si la nouvelle valeur n’est pas encore servie par les serveurs autoritaires, vous continuerez à voir l’ancienne réponse.

Le point à regarder est le TTL, pour Time To Live. Il indique, en secondes, combien de temps une réponse peut être gardée en cache. Des valeurs courantes existent, par exemple 300 secondes pour 5 minutes ou 3600 secondes pour 1 heure, mais seule la valeur réellement publiée compte.

Vous pouvez lire ce TTL avec des outils de requête DNS ou dans certains panneaux d’administration. Si le TTL n’a pas expiré, vider le cache dns local ne changera rien côté résolveur distant. C’est aussi pour cela que certaines erreurs DNS fréquentes sont prises à tort pour un bug du poste utilisateur.

Autre cas où cela ne sert à rien : une erreur de configuration à la source. Si l’enregistrement A, AAAA, CNAME ou MX est faux, le cache ne fait que retenir une mauvaise donnée publiée.

Comment vérifier que le problème vient bien du DNS

Avant de multiplier les commandes, vérifiez que vous êtes face à un problème de résolution de noms et non de connectivité générale.

  • Testez le domaine avec nslookup exemple.com. La commande affiche le serveur interrogé et l’adresse IP renvoyée.
  • Comparez avec un autre résolveur, par exemple celui de votre box puis un DNS public configuré sur un autre appareil.
  • Essayez le site depuis un réseau mobile et depuis votre connexion fixe.
  • Redémarrez la box si elle agit comme résolveur local et semble conserver une ancienne réponse.

Quand les réponses diffèrent selon le résolveur, le problème ne vient pas forcément de votre ordinateur. Il peut provenir du cache de la box, du FAI, ou d’une synchronisation incomplète entre serveurs. Le fonctionnement du DNS dynamique illustre bien ce point : une même machine peut changer d’IP, mais la visibilité du changement dépend des caches intermédiaires.

Questions fréquentes

Pourquoi vider le cache DNS ?

Vider le cache DNS permet de supprimer des correspondances anciennes entre un nom de domaine et une adresse IP. C’est utile après une migration de site, un changement d’enregistrement DNS ou une erreur temporaire de résolution. Cela peut aussi éviter qu’un poste conserve une réponse dépassée alors que la zone DNS a déjà été corrigée. En revanche, si le mauvais résultat vient du navigateur ou du résolveur du FAI, vider seulement le cache du système ne suffit pas.

Comment nettoyer son DNS ?

Sur Windows, utilisez ipconfig /flushdns dans l’invite de commandes en administrateur. Sur macOS, la commande courante est sudo dscacheutil -flushcache; sudo killall -HUP mDNSResponder. Sur Linux, il faut identifier le service actif, par exemple sudo resolvectl flush-caches avec systemd-resolved. Pensez aussi au cache du navigateur, souvent oublié.

C’est quoi ipconfig flushdns ?

ipconfig /flushdns est une commande Windows qui vide le cache de résolution DNS local. Elle supprime les correspondances mémorisées par le client DNS du système. Quand elle réussit, Windows affiche Configuration IP de Windows puis Cache de résolution DNS vidé. Cette commande n’agit pas sur les caches du navigateur ni sur ceux du fournisseur d’accès.

Vider le cache DNS supprime-t-il des données personnelles ?

Non, vider le cache DNS ne supprime pas vos documents, vos mots de passe enregistrés ni vos fichiers personnels. L’opération efface seulement des associations temporaires entre des noms de domaine et des adresses IP. Elle ne remplace pas l’effacement de l’historique ou des cookies du navigateur. Son effet est limité à la résolution DNS locale, sauf si vous videz aussi d’autres caches séparément.

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